Comment se débarrasser du jugement et vivre aimablement ?


Le jugement empêche toute évolution de notre conscience et la condamnation la garde en place par la culpabilité.


Le problème, dans notre société, consiste à rechercher la justice après qu'une injustice soit commise, au lieu d'être juste au départ.

En fait, la véritable justice est une action, et non une conclusion blessante à cause d'une action ! Être juste ne s'apprend pas dans les livres ni à l'école, mais dans l'action, laquelle est la relation.

Si nous voulons vivre bien, ne serait-il pas sage de comprendre soi-même, d'où viennent ces profondes habitudes du jugement et de la condamnation ?

 

 

Le jugement empêche l'évolution

 

L’autorité a inventé le jugement et la condamnation afin de vous obliger à exécuter leurs ordres

L'autorité veut vous faire croire que le jugement et la condamnation sont des valeurs justes qui répondent aux obligations, aux exigences et aux règles qu'ils ont inventées pour vous contrôler et ainsi corriger les gens au lieu de corriger les erreurs des gens.

Pour y arriver, vous devez vous sentir coupable en vendant votre âme au diable, à la faveur de la personne ou de l'autorité qui juge. Si vous ne le faites pas, alors vous serez jugé comme une mauvaise personne et si vous le faites mal, alors vous serez condamné, puni et même emprisonné.

Les conséquences en sont l'habitude de croire que l'autorité possède le pouvoir de vous pardonner, sauver votre âme, mais cela crée un problème supplémentaire, car même avec le jugement et la condamnation, vous observez que l'autorité n'a pas toujours raison, que cela vous empêche d'évoluer et que si Dieu est amour absolu, alors comment cela est-il possible ?

Pour corriger leur erreur et ne pas perdre le pouvoir sur vous, l’autorité a inventé les conditions, au lieu de comprendre que le jugement et la condamnation sont des choix moindres qui existent afin de faire un choix plus élevé.

Cependant, l'autorité ne comprend pas que l'on ne corrige pas une situation avec la même énergie qui l'a créée, donc avez la peur de perdre leur pouvoir !

 

La profonde habitude du jugement et de la condamnation

Le jugement est une parole qui blesse nos sentiments afin de se soumettre à l'autorité qui veut le contrôle sur nous pour faire ou ne pas faire quelque chose et ainsi satisfaire leurs intérêts sans égards à notre bien-être.

La culpabilité se produit, lorsque les autres qualifient vos décisions ou actions selon leurs propres valeurs du bien ou du mal sans être conscients, de leurs motivations à vous juger ou vous condamner.

Très peu de ces valeurs proviennent de vos propres expériences, vos propres vérités ou sentiments, mais bien des paroles des autres.

Cette inconscience ou habitude profonde s'est installée en vous car :

  • Vous avez accepté comme réalité, que puisque vos parents vous jugent et vous condamnent, alors vous croyez avoir le droit de juger et condamner les gens.

  • Vous avez accepté comme réalité, que puisque la religion vous dit que Dieu vous juge et vous condamne, alors vous croyez avoir le droit de juger et condamner les gens.

  • Vous avez accepté comme réalité, que puisque vos enseignants vous jugent et vous condamnent, alors vous croyez avoir le droit de juger et condamner les gens.

  • Vous avez accepté comme réalité, que puisque la société vous juge et vous condamne, alors vous croyez avoir le droit de juger et condamner les gens.

  • Vous avez accepté comme réalité, que puisque la justice vous juge et vous condamne, alors vous croyez avoir le droit de juger et condamner les gens.

 

Ce qui compte n'est pas d'accepter la réalité des autres, mais bien d'accepter votre vérité, votre sentiment par rapport à cette réalité, puis de choisir ce qui compte le plus pour vous, ce qui vous fait du bien, selon vous.

Pour se libérer du jugement et de la condamnation, il faut observer, accepter et comprendre si certaines habitudes ont pris forme dans votre façon d'être.

Si vous niez le jugement et la condamnation par réaction pour protéger votre égo, votre image, alors cela est la preuve évidente que vous êtes piégé dans le jugement et la condamnation, peu importe ce que vous en pensez !

Les conséquences peuvent vous rendre, en toute inconscience, détestable, injuste, conformiste, irresponsable ou vengeur.

 

Le jugement vous rend détestable

Vous croyez que vos règles sont très utiles pour avoir des comportements avisés dans les relations en disant aux autres ce qui est bien et ce qui est mal. Le bien et le mal ne sont pas ce que les autres pensent et disent de nous, mais bien ce que nous sentons.

Le jugement blesse et ne fait que nous détester. Il empêche d'être attentif à notre vérité, notre sentiment, et choisir un nouveau sens à nos expériences.

En fait, le jugement est une conclusion qui permet de contrôler les gens à faire ou ne pas faire quelque chose pour les désirs égoïstes de celui qui juge.

Plus nos parents nous jugent, plus les autres nous jugent, et plus nous nous sentons mal à notre sujet. Pour se protéger du jugement, nous réagissons à juger les autres à notre tour pour bien paraître.

Par conséquent, nous devenons des gens détestables, car nous nous détestons. Ainsi, par habitude inconsciente, nous cherchons à montrer aux autres, combien nous sommes aimables pour cacher cette vérité, pour compenser notre manque d'amour de soi en le recherchant chez les autres.

 

Le jugement vous rend injuste

Partout où j'ai vécu, j'ai observé que l'autorité cherchait à avoir des traitements de faveur et ainsi se croire des gens plus importants que d'autre. Je ne devais pas poser de questions afin de comprendre leurs intentions, car je pouvais mettre en évidence leur motivation égoïste.

Ainsi, lorsque nous donnons des traitements de faveur à certaines personnes, lorsque nous croyons en l'existence de gens supérieurs, plus importants, alors nous sommes injustes.

En leur donnant un traitement de faveur, ne sommes-nous pas injustes avec les autres personnes ? Et le jour où nous les traiterons de façon juste, ne vont-ils pas percevoir cela comme une injustice, car ils sont tellement habitués à recevoir des traitements de faveur ?

Si vous croyez en un monde juste, alors les traitements de faveur, les qualificatifs, les comparaisons, les supériorités et les préjugés ne sont pas des valeurs qui font du bien, mais bien des valeurs qui font du mal.

Pouvons-nous observer notre propre comportement dans les relations afin de voir si nous sommes injustes et non de tenter de cacher cette vérité en voulant prouver que nous sommes justes au devant des autres ?

Vous voulez vivre dans un monde juste ? Alors soyez juste dans vos relations et évitez de donner des traitements de faveur aux gens que vous croyez importants par leur titre ou leur possession.

Nous sommes tous égaux et nous nous exprimons différemment.

 

Le jugement vous rend conformiste

Quand j'étais jeune, les adultes avaient toujours raison et ils savaient mieux ce qui était bien ou mal pour moi, pour les enfants.

Les adultes ont toujours raison, n'est-ce pas ? Et les enfants doivent devenir comme eux, être conformes à leurs valeurs de ce qui est bien ou mal !

Pourtant, il suffit de regarder le monde afin de comprendre que les parents, les professeurs, les politiciens et les adultes ont créé ce monde malheureux, ces conflits, ces guerres et ces injustices !

Suivre les règles des autres et les juger, s'ils ne les respectent pas, crée la peur de vivre différemment et ainsi répéter le même passé que nos prédécesseurs, au lieu de l'observer, le comprendre et apprendre des erreurs qui ne fonctionnent pas pour bien vivre et non uniquement ceux qui se croient plus importants.

Mais les adultes ne veulent pas que les plus jeunes voient leurs erreurs et alors ils utilisent le jugement pour qu'ils arrivent aux mêmes conclusions et ainsi répéter les mêmes erreurs de génération en génération. 

Ainsi, cela permet aux riches de s'enrichir plus et aux pauvres de s'appauvrir plus. Par conséquent, chacun conserve la même situation par le conformiste.

 

La condamnation vous rend irresponsable

N'est-il pas stupide de concevoir des règles fondées sur la façon dont les gens devraient se comporter pour ensuite les punir s'ils ne se conduisent pas ainsi ?

Pourquoi obliger les gens à vivre mécaniquement et sans joie en cherchant à contrôler leur comportement pour satisfaire des désirs égoïstes ?

Les erreurs ou les fautes sont des choix moindres qui doivent exister afin d'avoir la possibilité de faire des choix plus élevés afin de s’aimer, se connaître et évoluer en des versions de plus en plus grandioses de qui nous sommes et en fonction de nos intentions, non celles des autres.

Mais en l'absence de choix moindres, de solutions moindres, il est impossible de choisir ce qu'il y a de plus élevé.

Mais si je n’accepte pas, si je porte un jugement sur mes erreurs et celles des autres, alors je détruis toute possibilité pour moi, d'évoluer en conscience, de me sentir responsable et ensuite faire un nouveau choix.

Ce qui compte est de choisir ce qu'il y a de mieux pour moi. Et faute de choix, faute d’erreurs, comment puis-je choisir consciemment ce qu'il y a de mieux ?

Nous ne pouvons pas être responsable de nos actions ni des résultats, si le jugement et la condamnation existent, car la conséquent est la culpabilité qui blesse. Lorsqu'il y a culpabilité, personne n'aime ce sentiment et notre réaction est de se justifier ou accuser les autres afin de se dégager de toute responsabilité.

La responsabilité est impossible en présence de la culpabilité ni dans l'obligation.

 

La condamnation vous rend vengeur

Bien du monde croit que la condamnation aide à corriger le comportement des gens, mais personne n'observe que cela produit de la vengeance.

Plusieurs fois, je me suis vengé des gens qui me jugeaient, m'accusaient et me blessaient en réagissant par la vengeance. Je ne faisais que de me créer des sentiments malheureux et en me vengeant des autres, ils ont aussi répondu de la même façon.

Quand cela va-t-il s'arrêter ?

On ne change pas les gens par l'extérieur, mais bien par l'intérieur, par la conscience de choisir librement et par la motivation d'un intérêt propre à eux.

En condamnant, nous ne faisons que de nous préoccuper que de nos intérêts. Nous voulons que les gens "payent" pour leurs erreurs, au lieu de comprendre que nous tous, faisons de notre mieux compte tenu de notre modèle de monde.

Se venger, c'est comme donner des petits coups de marteau aux autres, sans comprendre qu'un jour, les autres vont utiliser un plus gros marteau.

Par conséquent, se venger, c'est se faire du mal à plus long terme.

 

Existe-t-il un choix plus élevé que le jugement et la condamnation ?

Sans le sentiment de mal, je ne peux pas connaître le sentiment de bien ! Il en est de même pour les autres.

Je dois comprendre que je fais de mon mieux compte tenu de mon niveau de conscience de l’instant et de ce que je cherche à faire. Il en est de même pour les autres.

Plus je m'informe concernant un sujet donné et plus mes choix seront avisés. Ainsi, plus je me connais et plus mes choix sont avisés pour moi. Il en est de même pour les autres.

Et le meilleur choix pour moi n'est pas ce que je pense ni ce que pense les autres, mais bien ce que je sens par rapport à une situation. Il en est de même pour les autres.

Si je ne fais jamais d’erreurs, comment puis-je être conscient de ce qui fonctionne compte tenue de ce que je cherche à faire ? Si à chaque chose que je fais, je réussis toujours du premier coup, comment puis-je connaître la joie, la très grande joie de la réussite ? Il en est de même pour les autres.

Mais si je ne fais pas d’erreurs, que tout ce que je fais est bien, si je crois avoir raison sur tout, si mes titres me font croire que je suis meilleur que les autres, alors cela est une indication, que je suis à un niveau inférieur de mon évolution, sans m’en rendre compte. Il en est de même pour les autres.

Lorsque je n'ai pas l'intention de comprendre quelqu'un, c'est que je cherche à le juger afin de le contrôler à satisfaire mes désirs. Il en est de même pour les autres.

Lorsque je dis que je comprends, c'est que je ne désire pas faire l'action de comprendre, mais de ne pas écouter afin de pouvoir parler. Il en est de même pour les autres.

Mais lorsque je pose des questions pour comprendre quelqu'un, que je suis conscient que les sentiments et les intentions des gens sont toujours changeantes, alors je fais l'action de m'intéresser à cette personne et non de chercher dans ma mémoire, des conclusions passées pour porter des jugements et faire revivre le passé qui n'a aucune importance à cet instant, sauf de détruire l'harmonie dans les relations. Il en est de même pour les autres.

Si je suis amour, bonté, justice, joie et vérité, il faut nécessairement qu’existe la haine, la méchanceté, l’injustice, la tristesse et le mensonge afin de pouvoir me connaître par choix libre ! Mais, si je porte un jugement sur ces états d'être, alors je nie leur existence et je ne pourrais jamais connaître leur contraire. Il en est de même pour les autres.

En vérité, ce que je ne suis pas doit exister dans ma réalité afin de me connaître par choix. Mais cette réalité est une illusion qui paraît tellement vrai. Ce qui compte est de comprendre l'illusion et non la voir comme une vérité. Il en est de même pour les autres.

Ce que je fais aux autres, c'est à moi que je le fais. Ce que je néglige de faire à un autre, c'est à moi que je néglige de le faire.

 

Qu’est-ce qui compte le plus pour vous !

Le jugement et la condamnation sont des choix moindres qui existent pour faire un choix plus élevé.

En jugeant ou condamnant les gens, je ne les aide pas à être plus conscient, mais lorsque j'ai l'intention de les comprendre, je leurs offre des informations pour être plus conscient d'eux et ainsi faire un choix plus élevé ou non, selon leur liberté.

Est-ce que le jugement et la condamnation vous servent, vous sont utiles, compte tenue de ce que vous aimeriez vivre, selon vous ?

Si cela vous sert, alors continuez à vivre de la même façon, mais si cela ne vous sert pas, vous cause un problème, alors pourquoi ne pas faire un choix plus élevé pour vous ?

Le jugement et la condamnation existent afin de faire entrer en existence dans votre esprit, ce que le jugement et la condamnation ne sont pas, donc ce que vous êtes, et ainsi choisir ce dont vous aimeriez avoir ou être.

 

Maintenant vous ?

Quels sont vos sentiments qui résonnent le plus avec ce qui est écrit ? Laissez-moi vos commentaires pour mieux écouter vos inquiétudes.

 


 


Auteur entrepreneur de plusieurs contenus éditoriaux de sites Web et fondateur d'entreprise. C'est la vérité qui libère et non les efforts qu'on fait pour se libérer.